Thème 3 : Se former tout au long de la vie

Responsables

  • Denis ABECASSIS (AUNEGE)
  • Jean-Marc OGIER(Université de la Rochelle)

Description

Au-delà des difficultés économiques actuelles, tous les économistes s’accordent à considérer que la connaissance et l’innovation constituent les principaux leviers du développement économique et représentent des facteurs déterminants pour une relance pérenne. Pour ce qui concerne la connaissance, la problématique n’est pas seulement de former la classe d’âge des 18-24 ans, mais bien d’étendre le spectre des apprenants à toutes les classes d’âge, à toutes les catégories socio-professionnelles, dont les besoins en apprentissage « continus » ne font que croître dans nos sociétés modernes. La diversité des situations et des apprenants dont les acquis, les motivations et les intérêts, pour des environnements d’apprentissage différents, est telle que des solutions à la fois globales et individualisées doivent absolument être déployées.

Devant l’ampleur des besoins, l’union européenne a placé « L’Education et la Formation tout au long de la vie » comme « Objectif Europe 2020 », mettant ainsi en évidence la prise de conscience collective des besoins considérables de qualification d’une partie importante de la population à laquelle l’enseignement supérieur doit désormais s’ouvrir.

Dans cette perspective, les universités européennes ont présentée au conseil de l’Union Européenne une charte (voir www.eua.be), lors de la présidence Française de l’Union, en 2008. Cette charte, adoptée par la CPU, place la formation initiale et la formation continue au centre des préoccupations de l’université. Le retard est considérable, les « adultes » sont trois fois moins nombreux dans les universités françaises qu’aux Etats Unis. Surtout, l’avènement du numérique ouvre à ces publics, plus qu’à d’autres, de nouvelles perspectives d’accès à des modalités pédagogiques personnalisées, gommant les frontières de temps et d’espace, rendant accessible des parcours jusqu’alors confinés, et leur permettant d’accéder à l’acquisition de compétences, à des compléments de formations et enfin à des diplômes, notamment par la voix de la VAE.

Déjà, pour faire face à la gestion de masse d’apprenants aux profils individuels variés, de nombreux pays ont développé et soutenu le concept d’université ouverte (Open Universities), comme en attestent les quelques éléments suivants:

  • Plus de 2 millions d’inscrits à l’université ouverte de Chine,
  • 1,3 million à l’université ouverte Indira Ghandi, en Inde,
  • Plus de 200 000 dans plusieurs universités ouvertes européennes, en Grande Bretagne, en Allemagne, en Espagne et une croissance exponentielle dans tous les pays.


Ces universités, véhiculant de nombreuses valeurs notamment grâce au placement de l’apprenant en situation de responsabilisation, apportent des réponses à des enjeux d’ouverture sur la société, à des questions d’identité culturelle, au soutien, à la coopération et la solidarité, ou encore à la promotion d’entreprise et à la culture de l’entreprenariat.

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p class= »justified »> Dans ce domaine, également, le paysage universitaire français est en cours de profonde mutation. Après avoir essayé de construire chacune leurs propres formations en ligne, les coopérations se sont développées et des mutualisations, appuyées par la Mines, ont vu le jour. Ainsi des outils, des structures, des regroupements thématiques sont aujourd’hui à la disposition des Universités et des universitaires.
Ces quelques réflexions montrent l’importance de ce thème lors du CIUEN 2012.

L’objectif de ce thème sera de s’interroger sur la manière de faciliter la prise en charge des enseignements numériques par la formation des enseignants et des personnels, pour mieux préparer nos étudiants et nos futurs apprenants, ainsi que sur les conséquences de ces évolutions sur les pratiques pédagogiques, en prenant appui sur les expériences de plusieurs pays proches.

Nos débats porteront notamment sur :

  • Compétences et certification numérique : du B2i au C2I niveau 1 et 2,
  • Le numérique et la formation continue,
  • Des ENT du secondaire vers les ENT du supérieur,
  • l’évolution des métiers de l’université avec le numérique,
  • le numérique et la formation en alternance,
  • l’offre de formation,
  • l’insertion professionnelle et la sécurisation des parcours professionnels.